Association

Généralités

Bilan 1999 

I) Les Gamins de l'Art Rue : UN PROJET INTERNATIONAL DE PROXIMITÉ :

L’association Les Gamins de l’Art Rue est une association culturelle dont l’action repose sur la lutte contre l’exclusion. Fondée sur une démarche de reconnaissance de la culture populaire, elle travaille partout en France et dans le monde, et plus spécialement là où les habitants sont exclus de leur culture, des échanges notamment internationaux. Excluant toute ghettoïsation culturelle et sociales, ses actions s’adressent à toutes les franges de la population. Elles ont pour but de créer et de développer des espaces de rencontres et d’échanges, et, grâce à la mise en place de dispositifs artistiques, à apporter des outils pratiques et intellectuels aux populations victimes de discrimination sociale. Nous sommes convaincus que la culture peut permettre aux groupes sociaux marginalisés de maintenir une cohésion sociale, et aux individus de trouver une identification positive qui se situe à l'inverse des conséquences de la non-insertion sociale et de la délinquance
L’association Les Gamins de l’Art Rue est née de la décision de plusieurs responsables de structures culturelles de se doter d‘un outil de production efficace, qui soit le fruit de pratiques communes et qui repose sur une méthode de travail originale, La mise en commun des expériences et des moyens de production a été conçue pour proposer de nouvelles offres culturelles au niveau européen tout en tenant compte des évolutions des comportements et des réalités auxquelles nous sommes confrontés sur le terrain . Notre démarche a été aussi de concrétiser notre volonté de créer un outil indispensable pour aider efficacement les émergences, par la mise en place d’un dispositif autour des ateliers résidence... Il s’agit enfin d’utiliser cet espace pour matérialiser la réflexion sur de nouveaux modes d’action culturelle et dégager de nouveaux axes de travail à la fois dans le cadre de la politique de la ville, et dans celui des échanges entre les peuples, les populations qui en sont majoritairement exclues étant les premières concernées.
Elle regroupe des opérateurs qui place la dynamique culturelle comme fondement implicite de toutes actions de développement ainsi que des grands programmesd'union économique et politique
      Les Ateliers Résidence : un vrai outil d’échanges et de développement Nous proposons d’organiser ces échanges et ces rencontres autour d’"Ateliers-Résidence", fondés sur l’intervention d’artistes liés à des mouvements populaires. Ces ateliers constituent des lieux de confrontations sociales et culturelles, de production, d’apprentissage de la solidarité et de la citoyenneté. En s’appuyant sur les émergences locales, ils permettent de développer des actions de proximité dont le but est de produire "ensemble" des événements et des spectacles au travers desquels les plus démunis, tout en acquérant des outils de leur propre autonomie, trouve l’occasion de faire voir, entendre et apprécier leur richesse, et, cela en brisant le cercle vicieux pauvreté assistance. Les Ateliers-Résidences sont réalisés par des artistes, des musiciens, des techniciens conscients du rôle culturel qu'ils peuvent jouer et que peut jouer leur moyen d'expression. Ce rôle est d'autant plus important que la situation sociale est dégradée; la culture-résistance devient alors l'ultime investissement positif Mais ces artistes restent des artistes professionnels et les Ateliers-Résidences se concluent par des événements artistiques qui donnent au participant la satisfaction d'affirmer son identité, de la voir reconnus et appréciés. Face au fatalisme de l'exclusion, à la stratégie du désespoir, nous opposons l'émotion de la réussite d'une entreprise difficile Techniquement, ces rencontres s'articulent autour de trois formes principales :
1) Les animations d'ateliers ou stages
2) Les "arbres à palabres" / repas de quartier
3) Les spectacles et œuvres collectives  
1- L'espace de l'atelier (touchant un public jeune) lieu de création décroché des contingences quotidiennes mais aussi lieu de transmission, d'échange de savoir, et d'intériorisation qui renvoie à une responsabilité individuelle et collective. Il est également lieu de rencontre privilégié avec les artistes et les formes artistiques de communication.
2- L'espace repas de quartier, "arbres à palabres" (concernant l'ensemble des tranches d'âges), repas de quartier, forum de débats, replace la parole au centre et participe au développement d'une conscience individuelle et collective en posant des questions de société et en discutant les éléments d'une réponse.Le repas de quartier GDLR est ritualisé, théatralisé afin de créer l'atmosphère propice à une parole citoyenne affirmée.
3- L'espace spectacle, lieu de retransmission/restitution, de vérification/évaluation du travail effectué, de rencontre avec un public qui renvoie à la fois à une réalité sociale et au travail sur les formes artistiques. C'est aussi le lieu où l'on affirme son identité la voie appréciée et reconnue...   Notre association est une force de proposition et de production, dont le travail commence avec la prospection et le repérage - qui débouche sur un choix d'émergences, de groupes artistiques issus d’expériences positives de mouvements populaires à travers le monde - avant d’aboutir à la mise en place logistique et administrative de la venue des groupes ; puis à la direction de production/coordination de la partie des événements liée aux ateliers résidence. La mise en condition professionnelle des pratiques amateurs et des groupes intermédiaires auquel abouti ce dispositif, ouvre des espaces aux émergences (qui en manquent cruellement) tout en renforçant leur pratique, leur technique et leur savoir faire. L’organisation de séjours culturels dans une dynamique de production est une pratique nouvelle ouvrant des espaces d'expérimentation. Elle repose sur l’idée de réciprocité des échanges sociaux et culturels, les groupes invités devenant invitants, avec tout l’intérêt que cela peut représenter sur la qualité des confrontations ainsi complétées.
Il faut enfin noter que Le Ministère de la Culture, la Division Interministérielle à la Ville, le F.A.S, la Mission pour le Mécénat et l’Action Culturelle de la Caisse des Dépôts et Consignations (programmes des actions culturelles dans les quartiers).Ministère de la jeunesse et des sports, accordent globalement leur soutien et parrainage à nos opérations.  
  EX:Juillet 99, l’association Quilombo Urbano représentée par 15 jeunes artistes brésiliens arrivent à Lille, Bordeaux, Arles. Ils sont accueillis par les populations et les opérateurs locaux. (Léo Lagrange dans le Nord, Musiques de nuit en Aquitaine… etc) Ils vont parcourir la région en réalisant dans différentes villes des ateliers-résidence autour de la danse hip hop, des percussions, de la capoeira, du scrach, des musiques traditionnelles. Ces ateliers outre le fait de permettre aux jeunes Français et aux jeunes Brésiliens d’améliorer leurs techniques, apporte des échanges mutuelles qui enrichissent par leur qualité les uns et les autres, qui leur permettent de réévaluer leur propre situation dans la société.
Pour faire participer la population locale et faire connaître le projet, dans chaque ville un repas de quartier est organisé, repas où l’on met en place un débat public, où l’on parle donc, où l’on échange, où l’on mange aussi ensemble un repas préparé avec et par les habitants.
C’est le moment de la fête populaire, simple, chaleureuse, conviviale ;c’est le moment où l’on retrouve le plaisir d’être ensemble. Au cours du repas de quartier, les jeunes présentent leur travail et ce qu’ils ont fait ensemble, amenant les plus âgé à se confronter à ces nouvelles pratiques culturelles.
Ce dispositif permet de rendre effective les bonnes intentions de la loi contre l’exclusion : (Art.A77) traitant de l’accès à la culture au loisir et aux échanges internationaux. Nous opposons par le syncrétisme esthétique, le métissage créateur, la beauté multiforme d'un art de vivre chaleureux, à la froideur uniforme et inhumaine, destructrice du lien social, inséparable de l'idée de mal être , de fatalisme de l'échec et de l'exclusion qui caractérise l'état dégradé d'une société en mutation.

AN INTERNATIONAL PROJECT OF PROXIMITY: Association the Kids of Art Street - Gamins de l'Art rue - is an cultural association whose action rests on the fight against exclusion. Based on a step of recognition of the popular culture, it works everywhere in France and in the world, and more especially where the inhabitants are excluded from their culture, of the in particular international exchanges. Excluding any ghettoïsation cultural and social, its actions address to all the fringes population. The purpose of they are to create and develop spaces of meetings and exchanges, and, thanks to the installation of artistic devices, to bring practical and intellectual tools to the populations victims of social discrimination.
We are convinced that the culture can allow the social groups marginalized to maintain a cohesion social, and with the individuals tofind an identification positive which is contrary to the consequences of social not-insertion and the delinquency.
The association The Kid of Art Street be born of decision of several person in charge of structure cultural to himself obtain d' a equipment de production effective, which be the fruit of practice common and which rest on a working method de travail original, The setting joint of experiment and some means of production have be conceive to propose some new offer cultural with level European very in hold account of evolution of behavior and of reality to which we be confront on the ground. Our step was also to embody our will to create an essential tool to help emergences effectively, by the installation of a device around the workshops residence...
It is finally a question of using this space to materialize the reflexion on new fashions of cultural action and to release from new axes of work at the same time within the framework of the policy of the city, and in that of the exchanges between the people, the populations which are mainly excluded from it being the first concerned. It gathers operators who places cultural dynamics like implicit base of all actions of development as well as large programmes d' economic union and policy glish: The Workshops Residence: a true tool of exchanges and development.
We propose to organize these exchanges and these meetings around "Ateliers-Residence ", founded on the intervention of artists related to popular movements. These workshops constitute places of social and cultural confrontations, production, training of solidarity and citizenship. While being based on local emergences, they make it possible to develop actions of proximity of which the goal is to produce " together " events and spectacles with through which the most stripped, while acquiring tools of their own autonomy, finds the occasion to make see, hear and appreciate their richness, and, that by breaking the vicious circle poverty assistance.
The Workshop-Residences are carried out by artists, musicians, technicians conscious of the cultural role which they can play and which can play their means of expression. This role is all the more significant since the social condition is degraded; culture-resistance becomes the ultimate positive investment then But these artists remain professional artists and the Workshop-Residences are concluded by artistic events which give to the participant satisfaction to affirm his identity, to see it recognized and appreciated. Vis-a-vis to the fatalism of exclusion, to the strategy of despair, we oppose the emotion of the success of a company difficult Technically, these meetings are articulated around three principal forms:
  1. animations of workshops or training courses
  2. " trees with palaver " / meal of district
  3. spectacles and collective works

1 the space of the workshop (concerning a young public) place of creation taken down of the daily contingencies but also place of transmission, of exchange of knowing, and interiorization which returns to a several liability and collective. It is also place of meeting privileged with the artists and the artistic forms of communication.
2 space meal of district," trees with palaver " (concerning the whole of the age brackets), meal of district,forum of debates, replaces the word in the center and takes part in the development of a conscience individual and collective by putting questions of company and by discussing the elements of a réponse.Le meal of district GDLR is ritualisé,theatralized in order to create the atmosphere favourable with a marked word citoyenne.
3 space spectacle, place of retransmission/restitution, verification/evaluation of carried out work, meeting with a public which returns at the same time to a social reality and work on the artistic forms. It is also the place where one affirms his identity the appreciated and recognized way... Our association is a force of proposal and production, whose work starts with the prospection and the location - which leads to a choice of emergences, artistic groups resulting from positive experiments of popular movements throughout the world - before leading to the logistic and administrative installation of the arrival of the groups; then with the direction of production/coordination of the part of the events related to the workshops residence.
The professional conditioning of the practices amateurs and the intermediate groups to which succeeded this device, opens spaces with emergences (which miss some cruelly) while reinforcing their practice, their technique and their knowledge to make.
The organization of cultural stays in a dynamics of production is a new practice opening of spaces of experimentation. It rests on the idea of reciprocity of the social and cultural exchanges, the invited groups becoming inviting, with all the interest that that can represent on the quality of confrontations thus supplemented.
It should finally be noted That the Ministry for the Culture, Interdepartmental Ministry Division at the City, the F.A.S, the Mission for the Patronage and the Cultural Action of the Case of the Deposits and Consignations (programs of the cultural actions in the quartiers).Ministère of youth and of the sports, grant overall their support and sponsorship with our operations.                      
Bilan 1999 

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