Eu Sou Mais Eu Clanordestino

QUILOMBO URBANO (HIP HOP-BRéSIL) Créée en 1995, cette entité noire de rue, est issue du mouvement HIP HOP du Maranhao au Brésil. A travers les trois formes esthétiques de la culture HIP HOP : la musique (rap), la danse (break, smurf-dance), la peinture (graffiti) le Quilombo Urbano lutte contre l'exclusion, le racisme , la pauvreté et ses diverses causes. "Au pays de la Samba , on sait aussi raper et hip hoper(..) Au micro, Martin. La tête de ce garçon est mise à prix par la mafia à Sao Paolo, oł il s'est fait le porte parole des opprimés des favelas. Il rappe et ses copains dansent le break et la capoeira, gestuelle ancestrale, danse et technique de combat qui tire son origine des Africains réduits à l'esclavage ". "Issus de quartiers très difficiles ces jeunes brésiliens véhiculent les valeurs positives de la culture hip-hop et rejettent l'alcool, la drogue et la violence". (La voix du Nord)

QUILOMBO

URBANO

 

 

 

 

 

LES GAMINS DE L'ART RUE

Tel 0 6 07 05 89 28

FAX 0 2 43 85 37 20

 

 

 

QUILOMBO URBANO

 

1/Historique :

Le mouvement HIP HOP du Maranhâo s'est organisé dans le "QUILOMBO URBANO ".

Créée le 20/11/1995, cette entité noire de rue est sans but lucratif, indépendante de toute religion, de tout partis, soumise à aucune organisation gouvernementale ou non gouvernementale.

Son objet est d'utiliser la culture HIP HOP à travers ses trois formes esthétiques : la musique (rap), la danse (break, smurf-dance), la peinture (graffiti) afin de conscientiser la communauté pauvre au sujet des problèmes sociaux et raciaux. Parmi les objectifs poursuivis par Quilombo Urbano, on retrouve l'autodermination culturelle ainsi que l'affirmation idenditaire des catégories sociales les plus demunies.

Au début des années 70, surgissait dans les ghettos de New-York, l'amorce du mouvement HIP HOP. À l'origine, il constituait un moyen pour les communautés noires de délimiter leurs territoires avec des taggs (des phrases dessinées au spray).

Arrivé au BRÉSIL, le mouvement s'exprima contre la dictature militaire (1964/1985 ) pour ensuite se transformer en actes de vandalisme avec des messages incompréhensibles, abandonnant messages politiques et esthétisme. Au Maranhâo , dans les années 80, le HIP HOP provoca un engouement esthétique. Puis il se définît comme un mouvement politico-culturel développant des formes esthétiques et la conscience du peuple.

Le HIP-HOP apparut alors comme mouvement populaire grâce aux trois danseurs de"Desafio de Rua" dont le travail s'attache à traduire les aspirations des jeunes de la rue. Les premiers spectacles eurent lieu dans l'auditorium du collège Almirante Tamandaré avec les groupes de Break: Hot Tronik, Soul Sonic Force et les groupes de Rap: Illégal, Business et MC Hertz Solo.Une dizaine de manifestations furent organisées et marquèrent les étapes de la construction du mouvement. La plus importante fut atteinte lorsque les jeunes exprimèrent la prise de conscience de leur négritude et de l'exploitation dont ils sont victimes .

-" Nous découvrions la philosophie des leaders noirs : ZOMBI 1 , MALCOM-X, STEVE BIKO, MARTIN LUTHER KING, mais aussi de KARL MARX, CHE GUEVARA ... en chantant , dansant et réalisant des fresques ."

- " Nous voulions donner une connotation plus forte et plus combative au mouvement HIP HOP ."

Aujourd'hui des groupes artistiques émergent du mouvement. Ils exercent leurs disciplines de manière consciente et politique en luttant contre la pauvreté, le racisme et leurs causes.

 

2/ Le Collectif QUILOMBO URBANO .

RAP : NAVALHAS NÉGRAS, SOWETO 76, FILHOS DE ZOMBI, YORUBÀ E CALAMIDADE PùBLICA .

Les groupes de RAP du QUILOMBO URBANO sont composés d'Afro-Brésiliens des Favelas de Sào Luis (quartiers populaires). Leur ambition : participer à l'éducation populaire à travers leurs textes, leurs musiques,, leurs discours et des messages positifs valorisants pour leur communauté.

Le répertoire de ces groupes comprend des titres comme :"Journée ordinaire d'un ouvrier noir dans un pays capitaliste " évoquant les conditions de vie du peuple pauvre;"Minor Abandonada" véritable hymne du mouvement populaire au Maranhâo relatant des conditions de vie et de mort des enfants de rue; "Dor de Dente " : un enfant discute avec sa carie de la santé publique, etc...

Equipement :

2 Platines Technique MK-2 ou similaire

1 Mixer Gemini PMX-5 ou similaire

4 Micros

1 sono de bonne qualité

 

• GROUPES DE DANSE : BOTSUANA, DÉSAFIO DE RUA, AFRICA BREAK

Si la Break dance est apparue au Maranhào début des années 80, le groupe " Désafio de Rua " a trouvé sa structure actuelle en 1995 en adhérant au mouvement populaire " Quilombo Urbano ".

Structuré autour de trois figures emblématiques, NELSON, MARCELO, FLAVIO, ce groupe propose la danse comme une alternative à la violence et travaille à minimiser la consommation de drogue et de colle. Ils contribuent également à redonner aux quartiers une ambiance plus fraternelle et plus solidaire. Pour eux, la danse est un moyen de connaître et faire connaître la réalité, l'histoire du peuple noir et des pauvres en utilisant des formes ludiques et esthétiques.

" Le plus important : Les danseurs break doivent être des citoyens " politizada " au service d'un changement social et transmettre leurs connaissances aux personnes qui manquent d'informations".

 

 

• GROUPES DE GRAFF : GANNA, ARTICO NEGRO, ART KONSCIENT

Aujourd'hui, le "QUILOMBO URBANO " recrute parmi les jeunes taggeurs afin de les initier au graffiti, véritable forme d'expression artistique. Ils font des murs leurs toiles, des quartiers leurs galeries et de la ville une grande biennale.

 

Ici, l'art est un élèment d'auto-transformation sociale.

Emerson (23 ans), Wagner (22 ans), Simpliciano Neto (24 ans), Elisangela (19 ans), Teila (22 ans), habitent tous Senzalas au Nord-Est du Brésil. C'est là qu'ils trouvent l'inspiration pour leurs fresques évoquant la dure réalité d'être noir et pauvre au Brésil.

GANNA, le nom d'un de leur groupe, signifie en Yoruba" espace clos". Ce nom est un hommage au pays le plus riche d'Afrique, qui est surtout le premier à avoir conquis son indépendance. Fondé le 16 septembre 1993, GANNA travaille autour de la conscientisation des plus pauvres et de la lutte contre l'exploitation constante subie par les Afro-Brésiliens .

 

3/ PRINCIPALES MANIFESTATIONS

- 3 eme,4eme, 5eme, 6eme Festival du Maranhào

- " ÉCHANTILLON ": manifestation HIP HOP de l'état du PIAUI

- 2eme et 4eme Rencontre Nationale du " Mouvement des Garçons et Filles de Rue"(M.N.M.M.R).

Organisation d'Ateliers-Résidence.

- 1er Congrès de la Jeunesse des Occupations de Terre pour la Réforme Agraire.

Organisation d' Ateliers-Résidence.

- Congrès National des Etudiant des Beaux-Arts.

- Nombreuses manifestations pour le Mouvement des Droits de l'Homme, des Sans Toit, des Sans Terre ( M.S.T).

- Administration et animation des ateliers (12 à 18 ans) pour les populations pauvres "au centre culturel "NEGRA-C.C.N.".

Festival des Sud ARLES 98

Festival des Hautes de Garonne ( AteliersRésidence ) Région BORDEAUX 99 et 2000

Creation collective Nord pas de Calais ( AteliersRésidence ) LE GRAND GEANT 99 / 2000

AteliersRésidence NANCY 99

Création avec ACRORAP 99 / 2000/1/2

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